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Peu de groupes peuvent se vanter d’avoir eu une carrière longue de six décennies en étant toujours là pour raconter leur histoire. En vérité, les Rolling Stones sont le seul groupe qui a si bien tenu face aux années, et après une vie entière passée à influencer d’innombrables groupes et de nombreuses modes musicales, deux des membres originaux sont encore en vie et actifs.

Les fans de rock connaissent bien le jeu de scène de Mick Jagger ainsi que son talent de fontman rock’n’roll ultime. Mais son partenaire de toujours Keith Richards est tout aussi légendaire, et peut-être même un peu plus en raison du mystère et de l’aura qui entoure son personnage.

Richards est le hors-la-loi ultime, le badass ultime, et un guitariste rythmique qui peut faire sonner une Telecaster comme un piano crunchy. Il suffit d’écouter un riff comme “Start Me Up” : avec deux accords seulement (et un silence, il ne faut pas oublier le silence c’est important !), Richards peut faire hurler n’importe quel stade. C’est un tour de magie réservé aux plus talentueux qui demande de l’attitude et de l’expérience.

Lorsque les Rolling Stones ont fait leurs débuts en 1962, ils n’étaient que des gamins de la banlieue de Londres qui avaient eu leur révélation musicale en écoutant les albums de blues américains. Ils étaient fans de Chuck Berry (qui reste l’idole de Richards à ce jour), Muddy Waters et Buddy Holly. Aux côtés du guitariste fondateur Brian Jones (qui était particulièrement doué à la guitare slide), Bill Wyman (basse), Charlie Watts (batterie) et Ian Stewart (piano) ont appris à jouer en essayant de copier ces artistes. Bien entendu, étant donné qu’ils étaient britanniques et qu’ils n’avaient pas grandi dans le Delta du Mississippi en 1930, ils ont fini par créer leur propre son, un rock n’ roll plus dur qui a conquis le monde entier, lançant la mode américaine que l’on appellera la “British Invasion”. C’est l’époque ou leurs premiers tubes sont sortis, de “Play With Fire” à “I Can’t Get No (Satisfaction)”.

Mick Taylor a rejoint le groupe en 1969, lorsqu’il a remplacé Brian Jones qui est mort quelques semaines plus tard. Il a apporté un son plus blues et sombre au groupe qui a sorti sa trilogie magique à ce moment-là : Let It Bleed (1969), Sticky Fingers (1971) et le double album Exile on Main St. (1972).
Mais cette période dorée n’a pas duré puisque Ronnie Wood a remplacé Taylor en 1975. Wood, qui fait toujours partie des Stones à l’heure actuelle (il est le petit nouveau depuis bien cinquante ans) n’est pas un génie torturé à la Brian Jones, ni même un virtuose du blues à la Mick Taylor. Mais il est le complément parfait des parties rythmiques de Richards, toujours de bon goût et un véritable maître de l’art de la complémentarité entre guitares.

Le groupe tournait en Europe en 2022 et ils s’apprêtent à sortir un album live début 2023. Bien sûr, après soixante ans de carrière, chaque tournée pourrait être la dernière, mais contre toute attente les Stones semblent tenir le coup.

Le son des Stones

Côté matos, Keith Richards a joué sur à peu près tous les modèles de guitare possibles et imaginables à un moment ou à un autre de sa carrière. Il a commencé sur une Harmony hollow-body, puis il est passé à une Epiphone Casino, des Gibson Les Paul (Standard et Custom), avant de découvrir la magie de la Telecaster. Ce modèle de Fender reste son outil principal à ce jour, en particulier pour les morceaux en open tuning.

Quelle que soit la guitare sur laquelle il joue, l’essentiel du son vient de son attaque main droite, ce côté nerveux et tranchant donné à chaque note. Lorsqu’il n’est pas en accordage standard, il joue surtout en open tuning de Sol, un accordage typique du Delta Blues qui lui a été montré par Ry Cooder (du grave à l’aigu : DGDGBD), sauf que Richards retire la corde la plus grave pour un son plus brillant et résonant qui est devenu l’accès instantané au son des riffs des Stones pour tous les guitaristes du monde et dans de nombreux groupes tribute.

Ce n’est pas un open tuning extrême qui nécessiterait un changement du tirant de vos cordes, vous pouvez juste désaccorder une guitare en standard en quelques secondes, de préférence avec un chevalet fixe.

Côté amplis, Richards aime les choses simples avec les Fender de l’époque tweed, en particulier les Twin Hi-Powered de la fin des années cinquante.


Il a aussi joué sur des Ampeg à la grande époque du groupe. Il utilise très peu d’effets, et le crunch vient surtout de l’ampli. À l’heure actuelle, de nombreuses marques, dont Fender eux-mêmes, proposent des amplis de style tweed, mais il faut souvent les pousser à des volumes conséquents pour en tirer le meilleur. Si vous essayez de vous rapprocher de ce son avec des pédales, une overdrive du genre tweed-in-a-box fera l’affaire, comme la Catalinbread Formula 55 ou la Way Huge Red Llama.

À l’assaut des Stones

Les parties de guitare des Rolling Stones ne sont pas aussi simples qu’elles n’y paraissent. Bien sûr, pas de solos de shred ici, loin de là, mais pour jouer ces riffs de la bonne manière, il faudra un très bon sens du groove et une main droite bien entraînée.

Sur l’appli Play Guitar Hits, vous trouverez six morceaux qui vous permettront chacun d’aborder l’oeuvre de Keith Richards sous un angle différent, avec l’aide de tablatures et vidéos.

Satisfaction

Ce morceau est leur premier gros tube, propulsé par cette intro de fuzz légendaire. Les deux premières mesures (la Part 3 sur l’appli) sont simples mais extrêmement puissantes et instantanément reconnaissables. L’accompagnement de guitare acoustique (Part 1) est une bonne manière de se familiariser avec les formes d’accords ouverts, et une partie très fun à jouer avec un ami qui se chargera du riff.

Angie

Puisque l’on parle d’acoustique, cette ballade déchirante de 1973 est un classique intemporel de strumming blues acoustique au service d’un excellent morceau pop.

Les quatre premières mesures (cinq si l’on compte l’harmonique d’ouverture) sont absolument cultes, mais le reste de la chanson est propulsé par une rythmique fantastique qui est aussi un très bon moyen d’apprendre à chanter et jouer en même temps, une qualité précieuse pour n’importe quel musicien.

Start Me Up

Ce riff est un chef d’œuvre tardif sorti en 1981. C’est l’un des morceaux en open de Sol, et un morceau très simple mais efficace de s’habituer aux sons et aux doigtés de cet open tuning. Les quatre mesures d’ouverture sont incontournables, mais ne négligez pas le reste pour autant puisque le riff d’ouverture donnera immédiatement envie à votre public d’écouter la suite de la chanson.

Brown Sugar

Un autre tour de force en open de Sol, et le morceau d’ouverture de l’album de 1971 Sticky Fingers. Si “Start Me Up” vous a laissé sur votre faim, voici l’étape suivante pour explorer cet accordage. L’ouverture est très cool et c’est une bonne manière de travailler deux parties de guitare très différentes qui se complètent bien avec un autre guitariste, mais les mesures 8 à 16 sont encore plus exaltantes. Ce passage est l’illustration parfaite du talent qu’a Richards pour incorporer de la mélodie dans ses parties rythmiques.

Jumpin’ Jack Flash

Ce tube de 1968 est un des premiers morceaux des Stones à être aussi centré autour du riff avec ce son plus hard, et c’est un incontournable en live à ce jour. La première guitare est en open tuning tandis que l’autre est en open de Ré (DADF#AD) avec un capodastre à la deuxième case. C’est un très bel exemple de comment faire jouer deux guitaristes pour les faire sonner comme un seul énorme instrument avec deux parties différentes.

Le gros riff arrive aux mesures 10 à 14 et il demeure l’accompagnement du couplet. C’est le genre de partie de guitare qui est si amusante à jouer qu’on peut faire tourner ces quelques notes pendant plusieurs heures sans s’ennuyer, surtout avec une bonne section rythmique.

Love In Vain

Ce morceau de 1969 tiré de l’album Let It Bleed est une version plus simple et plus pop d’un titre de Robert Johnson enregistré en 1936. C’est une acoustique en accordage standard avec un capodastre à la troisième case, et toute l’intro (de la mesure 1 à 4) est un très bel exemple du mélange opéré par Richards entre le Delta Blues acoustique d’origine et une ambiance plus folk avec des accords joliment arpégés. Encore un très bon morceau à chanter là aussi.

Le monde est Stones

Que vous cherchiez à incorporer des morceaux des Rolling Stones dans le cadre d’un concert de groupe de reprise ou que vous vouliez seulement travailler votre jeu rythmique, votre grattage acoustique ou vos open tunings sans avoir à gérer un bottleneck, vous deviendrez un meilleur guitariste en vous penchant sur ces six morceaux.

Le meilleur moyen de s’y mettre est de télécharger l’appli Play Guitar Hits pour y trouver les vidéos. Tout est là : des tablatures synchronisées, des gros plans des deux mains, et chaque partie de guitare a été transcrite et ré-enregistrée. C’est le moment de trouver votre propre inspiration à partir de ce groupe indémodable. La recette de Keith Richards fait un tabac depuis soixante ans, et ça n’est pas prêt de s’arrêter. 

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